mercredi 22 mai 2013

C'est l'heure des kanjis !

Déjà un mois et demi que j'ai posé mes valises au Japon, une certaine routine s'est forcément installée, et contrairement à mon voyage de 2009 où je visitais presque tous les jours, ce n'est pas le cas ici ! Ce qui explique en partie le rythme de parution moins élevé qu'il y a 3 ans !

Les cours ont commencés peu de temps après mon arrivée, et à raison de 3 heures par jour, 5 jours par semaine, je totalise à l'heure actuelle 72 heures de japonais. Certaines journées ont "sautées" pour cause de Golden Week, cette fameuse semaine de "vacances" caractérisée par quelques jours fériés rapprochés sur le calendrier. En réalité c'est 4 jours de suite maximum (week-end inclus), et tout le monde n'en profite pas...

72 heures, c'est environ 500-600 mots de vocabulaire, ce qui représente pas mal de choses et pas grand chose en même temps. Évidemment, il en faudra beaucoup plus pour réellement commencer à se démerder dans la vie de tous les jours, pour des conversations un peu plus élaborées que bonjour/merci/au revoir... J'exagère parce qu'on en connait beaucoup plus que ça mais bien sûr, mais il est encore difficile d'exprimer clairement ce qu'on veut dire, et surtout, c'est la compréhension orale qui pose problème. Avec les professeurs, c'est facile, mais dans une situation de tous les jours, c'est un peu plus compliqué de tout saisir !

Malgré ça, on avance plutôt bien et pas mal de choses, certes basiques, ont d'ores et déjà été vues. Maintenant, on est capable de dire que ce qu'on fait, ce qu'on aime, déteste, où l'on va, décrire une personne, une ville, un appartement, etc etc..

C'est forcément mieux mais il manquait une chose essentielle, à savoir étudier les kanjis ! C'est désormais le cas puisque depuis une semaine, environ 5-6 kanjis/jour sont abordés. Je dois être à environ 30 aujourd'hui, donc la route est encore longue !

一二三四五六七八九十百千万円山私
語川時曜上下中半月火水木金土日人 
Les kanjis que je connais jusqu'à maintenant

Évidemment, il s'agit pour la plupart des plus simples mais il faut bien commencer ce qui s'avère être clairement LA difficulté de la langue japonaise. Pour information, un japonais est censé connaitre les 2000 kanjis usuels pour maitriser la langue. Il semblerait par contre que cela se perde un peu chez les jeunes japonais à cause notamment de l'utilisation massive des téléphones portables. Ce qui ressemble fortement à l'absence de maitrise de la langue française chez "nos" jeunes, à cause des SMS, entre autres...

Bref, 600 mots et 30 kanjis, ce n'est finalement que peu de choses comparé aux 6.000 à 10.000 mots et 1000 à 2000 kanjis requis pour les 2 niveaux les plus élevés du JPLT (Japanese Language Proficiency Test). L'examen officiel des connaissances en japonais. Il existe 5 niveaux qui sont :
N5 : 80 à 100 kanji, 800 mots de vocabulaire et 150 heures d’apprentissage
N4 : 300 à 350 kanji, 1.500 mots de vocabulaire et 300 heures d’apprentissage
N3 : 600 à 700 kanji, 3.000 à 4.000 mots de vocabulaire et 450 heures d’apprentissage
N2 : 1.000 kanji, 6.000 mots de vocabulaire et 600 heures d’apprentissage
N1 : 2.000 kanji, 10.000 mots de vocabulaire et 900 heures d’apprentissage

Dans mon cas, après 1 an dtude, le  niveau N3 me parait être le grand minimum à atteindre. Après, seuls les niveaux N2 et N1 ont une vraie valeur à l'international, donc il est clair que le N2 serait un bon objectif. Le N1 c'est inenvisageable vu qu'il faut 2 ans et beaucoup de travail pour y arriver, et ce n'est pas prévu pour le moment ! 

En tout cas, c'est plus facile de les retenir que ce que je pensais, mais il en sera probablement autrement plus tard. En fait la difficulté ne sera pas de se rappeler les nouveaux kanjis, mais bien de ne pas oublier les anciens...!! 

mata ne ! 
 

mercredi 8 mai 2013

Le sushi-bar, c'est la vie !

Les sushis sur leur tapis roulant !
Le sushi-bar, qu'est-ce que c'est ? Déjà je suppose que vous connaissez les sushis eux-même, ces boules de riz généralement surmontés d'une tranche de poisson cru, mais aussi de diverses autres choses (poulpe, crevette, omelette, etc...). Le sushi-bar quant à lui, est un type de restaurant caractérisé par la présence d'un tapis roulant pour servir les plats. Ce genre d'endroit dispose souvent d'une seule et unique table, rectangulaire par exemple, le chef (parfois seul) et les cuisiniers se trouvent au centre et préparent les sushis devant le client. Un tapis roulant fait tout le tour de la table et une fois les sushis réunis par paire comme c'est toujours le cas, l'assiette est disposée sur le tapis. Le client n'a plus qu'à se servir et prendre ce qui lui plait ! 

Il existe des sushi-bars où toutes les assiettes sont au même prix (entre 105 et 137 yens), et d'autres où selon la garniture, le prix peut grandement varier (entre 100 et 500 yens de mémoire). On reconnait le prix de l'assiette selon sa couleur. Précisons qu'en France, une paire de sushis est généralement facturée 4€-4,50€ à la carte, contre moins d'un euro ici, pour quelque chose de certainement meilleur...

Mais dans le cas présent, je vais surtout parler d'un sushi-bar un peu différent puisqu'il apporte quelques nouveautés à ce concept. Tout d'abord le restaurant est beaucoup plus grand, avec environ 40 tables de 4-6 personnes et plusieurs tapis-roulant (1 pour 10 tables). La cuisine est en retrait, même si toujours visible. Ici, c'est un peu plus "l'usine" mais la nourriture est de qualité malgré cela.

Sushi au thon rouge, yummy!
Le choix est vraiment varié, il y a même des sushi-tempura (les crevettes panées frites), des sushis-steaks (steak haché cuit), des makis (riz+garniture enroulé dans une feuille d'algue) ou bien encore quelques petits gâteaux. Accessoirement, je précise qu'ici, le wasabi (pâte verte très relevée, assimilable à une sorte de moutarde japonaise) n'est pas incluse d'office dans les sushis, contrairement à certains sushi-bars standards, ouf ! Personnellement, je suis totalement fan du thon rouge, et je ne prend quasiment que ça ! Il faut dire qu'ils me regardent et me supplient de les manger à chaque passage, j'y peux rien...

L'écran de commande
Toutes les assiettes (ou presque) sont à 105 yens, même le fameux maguro, le thon rouge ! Chaque table dispose d'un petit écran tactile où l'on peut commander l'assiette que l'on veut, pour des recettes un peu plus atypiques et moins demandées principalement. Et c'est là où c'est génial ! Car l'assiette commandée n'est pas apportée par le circuit traditionnel à savoir le tapis roulant, ni même par un serveur ! Non, l'assiette arrive par un petit "train", un plateau de 4 compartiments qui arrive devant la table, juste au dessus du tapis !! On se sert, et on appuie sur le bouton vert pour renvoyer le train à la gare ! Trop géniaaal !!

J'ai été plutôt petit joueur ce jour,j'avoue...
Mais ce n'est pas tout puisque toutes les 5 assiettes, le client a droit à un mini-jeu (en fait il n'a rien à faire à part croiser les doigts) avec à la clé, la possibilité de gagner un petit strap sushi pour téléphone portable, comme un porte-clé pour décorer son téléphone. Il y en a plusieurs à collectionner évidemment ! Contrairement à un sushi-bar classique où l'on présente sa pile d'assiette pour faire les comptes à l'addition, ici c'est à nous de débarrasser ! Sur le bord de la table se trouve une petite fente où l'on glisse les assiettes qui tombent... dans une "rivière" cachée sous le tapis-roulant, qui amortie la chute et embarque toute la vaisselle ! Mais sérieusement c'est trop génial, il fallait y penser !

C'est ici que l'on glisse les assiettes


La probabilité de gagner au mini-jeu est peut-être d'environ 1 sur 5, difficile de jauger, mais ce qui est sûr, c'est qu'il pousse clairement à la consommation ! Car reprendre quelques assiettes pour avoir un compte rond, et ainsi disposer d'une chance supplémentaire de gagner, doit être monnaie courante ! C'est évidemment ce qu'il nous ait arrivé... Et pour les frustrés, ils peuvent se rattraper avec... des distributeurs de straps (et autre goodies) à la sortie du restaurant, et ce pour 200 yens! Au moins là, on est sûr de gagner !

Bref, vous l'aurez compris, ce restaurant est juste génial ! Prendre un concept déjà marrant et pratique à la base, pour en faire un restaurant plus familial, convivial où l'on peut passer du temps et s'amuser, il fallait clairement le faire. Oui parce qu'un sushi-bar classique, c'est peut-être un peu plus pour le salary-man pressé à la base. Le client doit manger vite et laisser la place à un autre, pour assurer un turnover rapide et donc une meilleure rentabilité, comme les sièges sont limités en nombre.

Si d'aventure vous vous retrouvez un jour au Japon, le sushi-bar est clairement un passage incontournable, encore plus dans un établissement de se genre si vous êtes plusieurs et souhaitez passer du bon temps ! 

Enfin, je vous invite à regarder cette petite vidéo assez drôle,faite par mes soins (images et montage), pour visualiser peut-être un peu mieux le concept! (FullHD 1080p disponible !)



Mata ne ! またね! 






 

lundi 15 avril 2013

Rentrée des classes !


Ca y est, le premier jour des cours est enfin arrivé, les choses sérieuses vont pouvoir commencer , après la pré-rentrée de présentation quelques jours auparavant ! Forcément, c'était un peu bizarre de me retrouver dans une salle de classe plus de 8 ans après avoir quitter la dernière. J'entre dans la pièce, une dizaine d'étudiants est déjà présente, je m'installe alors là ou il y a de la place. Il s'avère que mes deux voisins sont également français. Hasard quand tu nous tiens. Après une briève conversation, le professeur (également directeur de l'école) fait irruption et entre tout de suite dans le vif du sujet. Les présentations se font sous forme de leçons interactives entre l'enseignants et les étudiants. Il fait participer tout le monde et l'accent est mis d'office sur l'oral.

Après quelques échanges, nous apprenons donc que la classe se compose au total de 4 français, 4 suédois, 2 anglais, 2 indonésiens, 1 chypriote, 1 coréen, 1 néo-zélandaise, 1 chinoise et 1 turc. Certains élèves ont déjà quelques bases comme moi, d'autres sont totalement novices, certains ont des accents assez marrants (notamment le chypriote) mais les cours se veulent vraiment pédagogiques et brisent la glace rapidement entre les élèves. Ça se répète un peu, mais c'est pour que ça soit bien ancré. Avec 3 heures de cours par jour, il ne faut pas prendre de retard, car pas mal de choses peuvent être vues dans ce laps de temps, notamment en vocabulaire où déjà une trentaine de mots ont étés abordés. 

Sur cette première journée, les points de grammaire vus au début, sont réintroduits sur les points suivants pour s'entrainer et bien assimiler les choses. Et je pense que ce sera une constante dans les sessions à venir.

Voici quelques exemples de choses vues ce premier jour :
watashi (je) anata (tu)
kare (il) kanojo (elle)
kore (ceci) sore (cela) are (cela : là-bas)
koko (ici) soko (là) asoko (là-bas)

anata wa dare desu ka ? (Qui est-tu ?)
watashi wa jofure desu. (Je suis Geoffrey)

anata wa nani-jin desu ka ? (De quel nationalité est-tu ?)
watashi wa furansujin desu. (Je suis français)

kore wa nan desu ka ? (Qu'est ce que c'est ?)
sore wa pen desu. (Ceci est un crayon)

are wa terebi desu ka ? (Ceci est une télé ?)
hai, so desu. (Oui c'est cela)
iie, so ja arimasen. (Non, ce n'est pas ça)

ohayôgozaimasu wa eigo de nan desu ka ? (Qu'est ce que "ohayôgozaimasu" en anglais?)
ohayôgozaimasu wa eigo de good morning desu. (ohayôgozaimasu c'est "good morning" en anglais)

genki desu ka? (Comment vas-tu ?)
hai genki desu, anata wa ? (Je vais bien et toi?)
watashi mo genki desu. (Moi aussi je vais bien)

Introduction également des premiers hiragana avec quelques mots de vocabulaire simple :
あいうえお (a,i,u,e,o)
かきくけこ (ka,ki,ku,ke,ko)
がぎぐげご (ga,gi,gu,ge,go)

いえ (ie : maison)
あき (aki : automne)
あい (ai : amour)
かお (kao : visage)
がいこく (gaikoku : pays étranger)

Certaines erreurs sont assez amusantes comme :
watashi wa puresento desu. (Je suis le cadeau)
au lieu de
kore wa puresento desu (Ceci est un cadeau)


Et ce n'est qu'une partie de ce qui a été vu en 3 heures, c'est du basique, ce qui me donnait une certaine aisance et un "avantage" étant donné que j'avais déjà un peu étudier ce genre de choses par moi même mais ça montre d'entrée que chaque jour, beaucoup d'informations seront à assimiler et qu'il faudra être sérieux et réviser tous les jours.



Bientôt un nouveau cours, dans la bonne humeur, je dois justement repotasser mon vocabulaire...

mata ne !


La visite continue et le tournage du clip peut commencer

Maintenant équipé d'un trépied, de nouvelles perspectives s'offrent à moi pour de meilleures vidéos et photos. Dans le premier cas, je vais pouvoir avoir des images stables, et également réaliser des timelapse (effet très accéléré) pour varier le clip final. En effet, puisque je n'ai pas encore aborder le sujet, plutôt que de faire un simple "film de vacances" qui ne serait pas forcément intéressant à regarder, j'ai comme projet de monter un petit clip musical dans ce genre la (que j'adore), que je vous invite à voir. J'ai déjà la musique qu'il me faut, mais pour qu'il soit réussi, je compte prendre mon temps et varier mes plans (timelapse, slowmotion, nuit, jour, monument, scène de vie, etc etc).


Mes premiers essais photos sont assez concluants, mais je dois encore trouver les bons réglages pour la bonne situation. En tout cas, la différence saute au yeux comparée à un cliché de nuit sans trépied. Ça augure du bon pour la suite. J'ai également fait un petit timelapse de mon balcon pour tester le rendu, même s'il la vue n'est pas extraordinaire, et le filet anti-corbeau toujours gênant, vidéo visible ici. Ce n'est qu'un test fait rapidement qui ne reflète pas la qualité du clip final que je compte faire, je pense faire beaucoup mieux.


Le lendemain, je devais me rendre à la mairie de mon quartier pour me faire recenser et ce dans les 14 jours suivant mon arrivée dans le pays. Il me restait du temps, mais évitons de trop attendre, d'oublier et de risquer quoi que ce soit bêtement ! Un petit tour sur un célèbre site de cartes pour voir à quoi le bâtiment ressemble en vrai, et c'est parti. Moi qui espérait trouver quelques indications en anglais, malheureusement ce n'était pas le cas (contrairement à d'autres mairies...). Donc je ne comprend évidemment rien... Je demande à l’accueil en montrant ma carte de résident et l'adresse vide, qui m'envoie au 3e étage. J'y vois des gens attendre ou remplir des formulaires. Il y a bien des numéros au dessus des guichets mais je ne vois pas aucun distributeur... Après observation, la machine se trouve... devant les guichets, mouais... Bon ok, on va donc en prendre un mais... 2 choix, lequel prendre ? Au pif, pas le choix on verra bien... Finalement arrivé au comptoir j'arrive à me faire comprendre une nouvelle fois avec ma carte. On me prend en charge avec un peu d'anglais et 2,3 trucs à remplir (n'empêche on pourrait faire remplir et signer n'importe quoi à un étranger...). Mon adresse est inscrite minutieusement et manuellement sur ma carte

Plus qu'à faire une demande pour l'assurance maladie, là encore, quelques mots d'anglais, une signature, ma carte de visite pour montrer mon nom en hiragana (ウジェルジョフレ) afin de faciliter le travail de mon interlocuteur. Bref, me voilà enfin en règle, il restera tout de même à souscrire à un téléphone portable et surtout ouvrir un compte bancaire (pour moins y perdre en frais pour changer euros en yens) et aussi pour pouvoir recevoir un salaire dans l'éventualité ou je trouverai un travail.



Étant satisfait par le procédé de timelapse, de nouvelles idées me viennent en tête, à commencer par le tournage le jour suivant d'une séquence à un grand carrefour repéré auparavant. Bon, le problème, c'est qu'il faut rester un moment sur place, donc dans ce cas précis, je ne vais rester que pour une séquence de quelques secondes (nécessitant donc de longues minutes de vidéo).

Une fois les images en boîte, je redescend vers le sud pour visiter quelques temples à côtés desquels je suis passé sans même le savoir ces derniers jours.

L'avantage de se lever tôt, c'est que les sites touristiques sont quasiment vides, et c'est ainsi que j'ai pu shooter au temple Nishi-Honganji sans être ennuyé par des passants. Une heure après, c'était totalement envahi, notamment d'enfants, sans doutes à l'occasion d'une sortie scolaire.
 


 
 

Au détour d'une ruelle, on trouve aussi des maisons à l'architecture très différente de ce que l'on a l'habitude de voir au Japon.
   

Direction le temple Higashi-Honganji juste à côté mais malheureusement il était en parti en train de subir d'important travaux de rénovation donc seule une partie était visible mais tout de même très jolie. A noter la très belle fontaine à l'entrée.



  


Je retourne alors à la Kyôto Station pour tourner quelques séquences de mon clip, mais j'arrive au bout de la batterie (à cause du timelapse du matin). Je file alors au Kyôto-Yodobashi pour voir les prix (il m'en fallait une autre de toute façon, de plus grande capacité) mais les prix me refroidissent un peu (17000yens la plus grande autonomie, 480min, et 10000yens celle en dessous, 240mins). Bon, on fera sans pour le moment... J'ai déjà eu pas mal de frais ce mois ci, on va se débrouiller comme ça un temps.

Du coup, on reviendra...

L'après-midi, je décide d'aller me balader à l'intuition en choisissant une direction qui me semble sympa. Il commence à faire chaud et je n'aurai vraiment pas dû prendre mon manteau, surtout chargé de mon équipement... Surtout, l'inclinaison du bitume se fait de plus en plus ressentir, puisque je me dirige vers une montagne. Arrivé au bout, je me fait délester de 100 yens pour y accéder, et je me retrouve devant des marches, des marches et encore des marches.... une fois au bout, une porte, et... encore des marches youpi ! 


Une fois enfin tout en haut, voila tout ce qu'il y avait à voir, un petit mausolée... Et il y avait malheureusement trop d'arbres aux alentours pour profiter d'une quelconque vue sur la ville... Comme quoi partir au pifomètre, parfois ça paye, parfois non... Il y avait tout de même quelques fleurs qui semblaient perdues ici qui méritaient bien une petite photo.

 

Je redescends de là, et décide de rentrer chez moi. C'est alors que je tombe sur cette scène assez insolite que je ne peux m’empêcher de capturer.

Le héron qui s'emmerde pas...

De retour à l'appartement, je décide de refaire quelques tests de nuit, mais cette fois ci à l'autre fenêtre (oui j'en ai deux :riche: :luxe: ), qui n'a pas de filet mais une grille de protection mais à laquelle il est possible de voir par dessus. Donc avec le trépied, c'est parfait. Une belle séquence à timelapser de la nuit qui tombe sur la ville, et quelques photos, je trouve, très réussies.

Ma préférée des 3

Notons que ce dimanche après-midi, j'ai commis "l'erreur" de vouloir faire du repérage au temple Kiyomizu-dera, mais c'était juste tellement blindé que j'ai fait le tour vite fait et je suis reparti. Je reviendrai au petit matin, en semaine...

Mata ne !




dimanche 14 avril 2013

Touriste pour quelques jours...

Avant que les choses sérieuses ne démarrent, il me reste donc quelques jours pour bien m'installer, prendre quelques habitudes, faire un peu de repérage, et bien sûr en profiter pour commencer à visiter la ville. Une chose est sûre, dès mon arrivée à Kyôto, j'ai eu une impression qui s'est confirmée par la suite, c'est bien plus grand que je ne le pensais. Il faudrait une bonne heure pour faire la traversée à pieds. Bien entendu, il existe les lignes de bus et de métro, et l'un des moyens les plus courus ici, le vélo ! Autant Tokyô ne s'y prête pas du tout, autant ici, tout semble fait pour ! Ça fait partie de la ville, et l'on pourrait facilement faire une comparaison avec Amsterdam sur le sujet. C'est vraiment très utilisé, si bien que même les touristes choisissent d'en louer. Quant à moi, étant proche de mon école, je n'en ai pas encore besoin...

Mais passons pour le moment, il fait assez beau ces jours ici, et comme la saison des sakuras prend fin, je retourne donc faire quelques clichés des derniers cerisiers en fleurs, histoire d'en avoir une trace en attendant la saison prochaine.  
  









Le petit cours d'eau, juste en bas de chez moi. Dommage de ne pas être arrivé en pleine floraison...


Et voila donc mon immeuble, je suis au 7e étage, la ou il y a la parabole

Quand je visite une ville, comme Londres par 2 fois en 2011 et 2012, j'aime bien le faire à pied, n'écoutant que mon envie du moment. Soit en partant dans une direction au hasard, soit en me donnant un objectif à voir et en improvisant le chemin avec juste une ligne directrice, et quelques coups d’œil sur une carte tout de même, histoire de ne pas partir à l'opposé (déjà vécu...). Parfois c'est payant, parfois non. Mais ça me donne le sentiment d'être libre et de choisir ce que je veux, de ne pas être dans les sentiers balisés. Et puis c'est comme ça qu'on tombe sur des choses insolites ou des petites choses sympas et méconnues.

Et c'est donc sur ce principe que je me dirige vers le sud de la ville, avec à l'horizon, la Kyôto Tower en ligne de mire. Dépassant d'une courte tête le reste des bâtiments, au loin, je me dit alors "Tiens, allons donc par là !". Après dix minutes de marches, j'arrive devant un énorme bâtiment, le Kyôto-Yodobashi, qui me rappelle fortement quelque chose, et pour cause, il a un grand frère à Tokyô, le Yodobashi-Akiba, qui se trouve donc dans le quartier d'Akihabara, et que j'avais déjà pris en photo il y a 3 ans. Même aspect extérieur, et bien entendu, même concept intérieur. Un gigantesque complexe commercial sur 7 ou 8 étages, avec un supermarché au sous-sol, et des rayons de tout genre (photo, tv, informatique, jeux, dvd, maison, électroménager, etc...), ainsi que quelques restaurants bien placés en façade.


Un peu de repérage au rayon photo/vidéo pour voir ce qui se fait en matière de trépied, un modèle retient mon attention mais à 10.000yens (77€), je vais finalement réfléchir et surtout voir s'il ne serait pas possible de trouver moins cher ailleurs... Surtout que je dois aussi acheter une nouvelle batterie pour le caméscope, donc ça va vite faire des frais importants...

Les taxis attendent leurs clients...
Bon, sortons donc de là et continuons notre route. J’aperçois alors l'un des plus gros bâtiments de la ville, la fameuse gare de Kyôto ou Kyôto Station ou se concentrent trains, métro, bus et taxis. Chaque jour, c'est en moyenne 240.000 visiteurs qui y transitent. Mais elle accueille également de nombreux commerces, hôtels, restaurants ainsi qu'un sky garden au 11ème et dernier étage, où l'on peut contempler la vue sur toute la ville.

Juste une partie de la Kyôto Station
Enfin, elle se démarque surtout pas son architecture moderne, aussi bien extérieure qu'intérieure, qui avait été fortement critiquée à sa construction il y a 25 ans, pour son gigantisme et son design. Mais au final, c'est surtout devenu un touristique à ne pas manquer. Et comme j'en avais entendu parler, je suis évidemment allé y faire un tour. Mais juste avant, impossible de ne pas me retourner afin d'apercevoir en entier la Kyôto Tower, qui était mon objectif de base. Evidemment, on peut grimper dedans pour profiter de la vue, mais je ferai ça un autre jour, il me manque encore un trépied pour y faire de bonne photos et vidéos.

Kyôto Tower
Une fois à l'intérieur de la gare, c'est vraiment gigantesque, futuriste et impressionnant. Mais j'y reviendrai également plus tard pour les mêmes raisons qu'au dessus, pour mieux en profiter.

On a déjà grimpé un peu ici, et on peut encore aller plus haut

Escalier du futur ! J'ai même vu des gars aspirer les coins et tout astiquer partout !

Les vitres sont fumées, donc il faut éviter les reflets et les couleurs ne sont pas naturelles.

Après quelques plans vidéos, je reprend la direction de l'appartement, en passant tout de même dans un autre magasin repéré à mon arrivée grâce à mon agent immobilier (la gentille demoiselle qui m'a aidée à trouver des adaptateurs pour prises japonaises), pour y voir les trépieds. Je remarque un modèle qui semble être le même que celui vu plus tôt, pour 3000yens moins cher, soit 7000yens (54€). Après réflexion, je l'embarque, même si après vérification, il s’avérera que ce n'était pas le même. Mais peu importe, il devrait largement faire l'affaire. Il n'est pas lourd, dispose d'une bonne hauteur, de mouvements fluides, assez stable, et supportera sans problème le poids du caméscope. Sans oublier la télécommande intégrée au manche pour plus de facilité. Étant de la même marque, les 2 se complèteront très bien !




Mata ne !